Se former - S'informerPectus Excavatum chez le chien et le chat : symptômes, diagnostic et traitement


POINTS CLÉS
Qu’est-ce que le pectus excavatum ?
Le pectus excavatum est une malformation congénitale de la cage thoracique caractérisée par un enfoncement du sternum vers l’intérieur. Cette déformation entraîne une compression partielle des organes thoraciques, notamment le cœur et les poumons, et peut affecter la respiration et la circulation sanguine.
Cette affection est rare mais observée chez certaines races de chiens et chats, et elle peut apparaître dès la naissance ou se développer progressivement pendant la croissance.
Causes et facteurs de risque
Le pectus excavatum est généralement congénital, mais plusieurs facteurs peuvent intervenir :
- Prédisposition génétique chez certaines races (Persan, British Shorthair, Teckel, Bouledogue)
- Développement anormal du cartilage costal et des côtes pendant la croissance
- Malformations associées (cardiaques ou respiratoires)
Il n’est pas lié à des traumatismes et la cause exacte reste souvent inconnue.
Signes cliniques
La gravité des symptômes dépend de l’importance de l’enfoncement sternale. Les signes peuvent inclure :
- Déformation visible de la poitrine, sternum enfoncé
- Difficultés respiratoires, halètement ou respiration rapide
- Fatigue à l’effort ou intolérance à l’exercice
- Souffle cardiaque dans les formes sévères
- Retard de croissance chez les chiots ou chatons atteints
Dans les cas légers, le défaut peut être principalement esthétique et les signes cliniques peu marqués.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur un examen clinique et des examens complémentaires :
- Radiographie thoracique : permet d’évaluer la profondeur du sternum et de mesurer l’indice de gravité (indice de Haller modifié pour animaux)
- Échocardiographie et auscultation : pour détecter d’éventuelles atteintes cardiaques secondaires ou des malformations concomitantes
- Scanner ou IRM thoracique : utile dans les formes sévères ou chez l’adulte pour planifier l’intervention chirurgicale
Une détection précoce est essentielle pour éviter des complications respiratoires ou cardiaques.
Traitements
Traitement médical
Indiqué surtout pour les formes légères :
- Surveillance régulière de la respiration et de la croissance
- Exercices modérés pour renforcer la musculature thoracique
- Gestion des infections respiratoires si présentes
Le traitement médical ne corrige pas la malformation mais permet de prévenir l’aggravation et de maintenir une bonne qualité de vie.
Traitement chirurgical
Recommandé dans les formes modérées à sévères ou lorsque l’enfoncement affecte la fonction cardiaque ou respiratoire.
Techniques de redressement du sternum : Utilisation d’attelle externe ou interne (plaques ou broches). Dans la majorité des cas et si l’anomalie est traitée avant l’âge de 4 mois, l’attelle externe est utilisée car le sternum est malléable et peu ossifié.
L’attelle est fabriquée et modelée sur mesure à partir d’une résine radiotransparente, afin d’épouser précisément la morphologie du thorax du patient.
Elle est positionnée sur la face ventrale du thorax et s’étend jusqu’aux trois quarts de la distance vers la colonne vertébrale, garantissant ainsi un maintien optimal de la cage thoracique.
Des orifices sont ensuite réalisés dans la partie ventrale de l’attelle. L’utilisation d’une éponge chirurgicale est recommandée afin de limiter les douleurs liées à la pression exercée par l’attelle et par les sutures.
Les sutures percutanées sont effectuées autour du sternum et à travers l’attelle. Cette technique permet de maintenir le thorax en position externe, favorisant l’étirement progressif du sternum jusqu’à son appui contre l’attelle.
Soins post-opératoires : surveillance respiratoire, analgésie, restriction d’activité et physiothérapie
La chirurgie est généralement efficace si elle est réalisée avant que des complications graves ne s’installent.
Suivi et pronostic
- Les animaux opérés jeunes ont généralement un excellent pronostic
- Les formes légères traitées médicalement peuvent mener une vie normale
- Le suivi inclut radiographies de contrôle et surveillance respiratoire
- Les complications postopératoires sont rares mais peuvent inclure infection ou déplacement des implants








